Aveyron, 12

Aboul

château aboul

Moyen Âge

Le modeste village d'Aboul, un peu avant Bozouls, sur le Causse Comtal est aujourd'hui délaissé par le trajet moderne de la grande route. Son importance stratégique au Moyen Age était considérable, d'une part traversé par la voie romaine Toulouse-Lyon arrivant de Rodez pour passer le Lot à Saint-Côme et d'autre part situé sur le trajet de la draille de transhumance en direction d'Aubrac.

Son prieuré, ancienne possession de l'abbaye de Vabres, passa au XIIe siècle entre les mains des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, et sous la dépendance de leur commanderie des Canabières sur le Lévézou à laquelle il resta lié jusqu'à la Révolution. Outre l'église avec son cimetière, la commanderie possédait un vaste domaine, lequel fut agrandi par la suite après l'abolition de l'ordre du Temple au concile de Vienne en 1312; la grange d'Aubignac voisine de Bozouls passa sous sa juridiction.

 

Époque Contemporaine

En 1837, on dénombrait 129 habitants, après-guerre le hameau comptais une dizaine de familles vivant de l'agriculture d'élevage, essentiellement des vaches (voir le travail à ferrer les boeuf d'Aboul), deux familles possédaient des brebis dont le lait était ramassé pour le Roquefort. Au XIXe siècle deux personnages bien connus à Aboul : Henri de Séguret, président du tribunal de Première Instance de Rodez et le général Jean-Joseph Passelac propriétaire du château.

Le cimetière commun à l'origine autour de l'église, a été déplacé en limite du village dans les années 1920. Une école à classe unique fut construite autour de 1940; elle sera fermée dans les années 1970. Le captage d'eau pour desservir les habitations a été réalisé à la moitié du XXe siècle et l'électricité existait déjà avant-guerre. Les rues ont été goudronnées en 1963 et le ruisseau fut canalisé à la même période récupérant au passage les écoulements des habitations, le captage d'eau d'Aubrac a été réalisé dans les années 1990. Il ne reste aujourd'hui que deux exploitations agricoles en activité, mais la sérénité du village favorise la construction de maisons nouvelles et le hameau compte à présent 70 habitants à l'année.