Aveyron, 12

Mobilier d'art

LINTEAU à entrelacs

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Installé à l'intérieur de l'église Sainte-Fauste, le linteau semble issue d'un édifice antérieur. L'ouvrage retient l'attention pour l'originalité de son décor et sa réalisation dans un marbre blanc extrait des carrières de Saint Beat (Pyrénées), il peut aussi s'agir d'un remploi de marbre antique. Divers détails de la sculpture (entrelacs, palmettes et fleurs de lis, encadrement de la composition) constituent des motifs dérivés de l'art antique, soit l'oeuvre d'un marbrier septimanien. Le cercle central renferme une figure humaine sous une sorte de calotte de cheveux, les bras rigoureusement horizontaux terminés par des mains ouvertes paumes en avant. Le bas du corps a subit une cassure de la pierre, on distingue le pied droit posé sous le ruban inférieur. Ce personnage renferme tout un symbolisme témoignant, malgré l'absence de nimbe traditionnel, qu'il s'agit sans doute du Christ. Il est même possible d'y déceler une seconde signification symbolique : celle de l'Arbre de Vie. Les quatre rubans d'entrelacs qui courent sur le linteau semblent prendre naissance dans le corps même du Christ, au centre de la composition, avant de s'épanouir en feuillages stylisés.

Le reniement de Saint Pierre

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Le  tableau le reniement de Saint Pierre, également nommé Saint Pierre au coq est une huile sur toile de dimension 194x146 cm, qui se trouve actuellement dans la deuxième chapelle de l'église Sainte-Fauste de Bozouls. Elle date de 1800 et est signé Poujol (l'auteur des peintures qui ornent les plafonds de l'évêché de Rodez).

Saint Pierre est présenté, âgé, le crâne tonsuré, portant des vêtements très humbles. Il est assis sur des roches au milieu d'une végétation erratique. Sur la gauche du tableau se découpe nettement la silhouette du coq, symbole du reniement de Saint Pierre. Jésus avait annoncé avant son arrestation : "cette nuit, avant que le coq chante tu m'auras renié trois fois."

Le tableau a retourvé son aspect primitif en 2012, suite à d'importants travaux de restauration, grâce aux dons de l'association Bel Canto avec : la création d'un nouveau châssis, le remplacement de portions de toile détériorées et un travail sur la couche picturale. Le grand cadre en bois a lui-même été restauré ainsi que l'enduit.