Aveyron, 12

Petit patrimoine

fontaine de la Caumese

Fontaine de la Caumese

Le Conseil Municipal de Bozouls a pris la décision d'ouvrir et d'entretenir régulièrement les chemins de randonnée et les éléments du patrimoine. Après l'ouverture du chemin des Calsades en 2010, l'équipe technique a entrepris cette année le réaménagement du chemin de la Caumese. Ce sentier, qui relie la rue de la Barriade, quartier du Château, au Dourdou, porte le nom de la fameuse fontaine qui s'y trouve. Cette fontaine a longtemps permis de désaltérer les troupeaux, mais pas seulement. Nombreux étaient ceux qui allaient, avant le repas, chercher un ''pégal'' de cette eau à qui chacun reconnaissait une fraicheur particulière.     

Quelques-uns avaient même pris l'habitude, aux beaux jours de s'y retrouver à l'heure de l'apéritif. La bouteille de ''jaune'' demeurait cachée dans une anfractuosité du rocher. Le Pastis additionné d'eau de la Caumese prenait alors une saveur toute particulière. Ces habitudes ont certes disparu mais la fontaine demeure un lieu de promenade ou de repos privilégié situé sur le sentier de rando n° 2 du site géologique. Sa situation offre une splendide vue sur la gorge qui s'ouvre à l'Est vers Bozouls et à l'Ouest vers Sentels. Le sentier est particulièrement ombragé. Chaque virage de son parcours sinueux permet une halte reposante et la découverte de la diversité remarquable des paysages et de la végétation.

Au cours des dernières décennies, la disparition des troupeaux de moutons qui entretenaient cet espace a laissé place au développement sauvage de la végétation et à la fermeture progressive du paysage. Les travaux de l'équipe municipale ont donc consisté à dégager le cheminement, débroussailler le périmètre autour de la Fontaine et à libérer quelques espaces de découverte visuelle. Dès cet été les touristes, vont découvrir un sentier plus praticable, mieux aménagé, plus dégagé, mais conservant son aspect très naturel et sauvage. Mais nul doute que dès ces premiers week-ends ensoleillés, les Bozoulais auront à coeur de redécouvrir cet espace peut-être trop méconnu. 

Fontaine de l'Alrance

Une des grandes sources des causses aveyronnais, après celles de Sorgues et de Salles la Source. C'est une exsurgence pérenne qui alimente le village en eau potable jusqu’au milieu du XXe siècle, d’où son nom de fontaine.
 

fontaine d'Alrance
Linteau à entrelacs

Le linteau à entrelacs

A l'initiative de la Mairie de BOZOULS et de Monsieur CAUSSE, Architecte des Bâtiments de France, l'entreprise Baptiste PIERRE (tailleur de pierres à Bozouls) a procédé à un transfert peu ordinaire qui a permis au fameux «LINTEAU A ENTRELACS DE BOZOULS» de retrouver son univers originel dans l'Eglise Sainte Fauste. 
S'il est, à présent installé à l'intérieur de Sainte Fauste pour être présenté aux visiteurs, le linteau est, vraisemblablement le témoin d'un édifice antérieur à l'église. Ses dimensions (120 x 40 cm) paraissent en effet insuffisantes pour qu'il ait eu sa place au portail de l'édifice roman actuel.     

Il a été longtemps oublié, abandonné, dans la chapelle du Saint Esprit et c'est le père COMBETTES, curé de la paroisse, qui, en mesurant la valeur patrimoniale, prit l'initiative de mettre le linteau en sécurité dans le presbytère qu'il venait de faire construire dans les années 60 près de la nouvelle église Saint Pie X. 
C'est en 1937, à l'occasion du Congrès Archéologique National que B. de GAULEJAC signale l'existence de ce linteau en bâtière. L'ouvrage retient en effet l'attention pour l'originalité de son décor et par le matériau dans lequel il est taillé. Il n'a pas été réalisé dans le calcaire ou le gré rouge locaux mais dans un marbre blanc extrait des carrières de SAINT BEAT, dans les Pyrénées. Il est également possible d'envisager un remploi de marbre antique. Divers détails de la sculpture (entrelacs, palmettes et fleurs de lis, encadrement de la composition) constituent des motifs dérivés de l'art antique et permettent d'affirmer que nous nous trouvons en présence d'une œuvre d'un marbrier septimanien. 

Jean-Claude FAU le décrivait en 1974 : 
« Le décor serait courant pour le XI ème siècle, si le cercle central ne renfermait une étrange figure humaine, aux traits à peine esquissés sous une sorte de calotte de cheveux, les bras rigoureusement horizontaux terminés par des mains ouvertes paumes en avant. Le bas du corps a été malheureusement mutilé par une cassure de la pierre mais on distingue encore le pied droit posé sous le ruban inférieur. Ce personnage renferme tout un symbolisme témoignant, malgré l'absence de nimbe traditionnel, qu'il s'agit sans doute du Christ ».  
Il est même possible d'y déceler une seconde signification symbolique : celle de l'Arbre de Vie. Les quatre rubans d'entrelacs qui courent sur le linteau semblent en effet prendre naissance dans le corps même du Christ, au centre de la composition, avant de s'épanouir en feuillages stylisés.

Les vitraux de l'église de Barriac 

Le 29 juillet 2013, nous avons signé une convention de souscription avec la Fondation du Patrimoine et l'Association pour la Sauvegarde du Patrimoine de Barriac. Cette convention ayant pour objectif de recueillir des fonds pour financer la restauration des vitraux de l'église de Barriac, précise le rôle de chacun des signataires. L'Association pour la Sauvegarde du Patrimoine de Barriac assure la promotion de cette campagne de souscriptions.

vitraux de l'église de Barriac